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Lady K

Lady K

Des écritures multiples au service d'un engagement

Ceci est une introduction : saint oma street art.

“Quand j’ai commencé c’était en tant qu’être humain pour demander l’égalité, investir un environnement commun et politique pour affirmer une existence, influer sur le monde, être reconnue et entendue à part entière, égale des adultes et non objet pour lequel tout est décidé. “

PARCOURS

Comment es-tu devenue artiste ? Quand as-tu commencé dans la rue ?

A quel moment devient-on artiste ? Est-ce en s’inscrivant à la Maison des artistes ? En recevant un diplôme des Beaux-Arts ? Est-ce une profession de foi ? Je dessine et évolue dans un environnement artistique depuis toute petite. Mon papa était sculpteur et architecte d’intérieur, mon oncle peignait à l’aérographe et mon grand-père faisait de la photo. Ma maman quant à elle fait de très beaux faux marbres, céruses, patines… Pré-adolescente je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire quand tout le monde me posait la question. Comme beaucoup de mes dessins ressemblaient à du stylisme, on m’interrogeait sur le fait de suivre cette voie. Cela me plaisait, mais d’autres choses m’attiraient davantage. J’adorais Thierry Mugler, Jean-Paul Gauthier, John Galliano… sans que cela me parle vraiment. Un jour, j’ai décidé que je voulais devenir artiste, un peu comme Picasso, et écrire une thèse.

La transition vers la rue a été un glissement étape par étape. J’ai découvert les lettres en 5ème : je trouvais ça joli et à la mode avec le hip-hop, mais je réalisais surtout des choses inspirées des surréalistes et du Dadaïsme, tout en me documentant sur l’histoire et la théorie de l’Art, questionnant le sens de ma pratique. J’ai fait quelques tags puis beaucoup plus un peu avant la vingtaine, expériences urbaines où j’explorais (en plus du tag), le pochoir, le logotype, les phrases, les flops… Quand je suis arrivée aux Beaux-Arts je réalisais des toiles plutôt figuratives, et c’est à partir de la seconde année que j’ai délaissé une pratique d’atelier basée sur la Figuration et l’Abstraction pour me consacrer aux tags et pièces, au writing et à un investissement plus dans la rue.

LES ECRITURES MULTIPLES

Tu as différentes pratiques d’écriture, allant du writing au tag, en passant par le graffiti. Pour chacun d’elle, ce n’est pas le même rapport à la rue qui se crée, certaines étant très rapides et d’autres demandant plus de temps.

Je considère qu’il y a une différence entre les mots writing et graffiti au niveau du sens. Comme je travaille sur la lettre je fais du writing ; j’aime aussi produire des tags pour lesquels je cherche également à développer un style, donnant des formes aux lettres. J’ai une touche assez identifiable que j’essaie de faire évoluer, travaillant de nouvelles formes chez moi avant de les reproduire en extérieur. En les regardant on s’aperçoit qu’ils s’évoluent tout en gardant un socle commun.

Depuis l’arrivée du téléphone portable, je réfléchis aussi davantage à l’emplacement du tag, à son contexte, mais également au fait de produire une belle image. J’associe désormais beaucoup plus mon tag au fait de garder une trace. En effet, avant le téléphone portable, il était difficile de vouloir conserver l’ensemble de ses tags en photo. L’idée était vraiment d’en faire le plus possible.

Tu développes ainsi ces deux pratiques en parallèle.

Selon moi, il y a vraiment deux aspects différents dans le writing : je considère le tag comme une critique de la société, et les pièces sur lesquelles je passe plusieurs heures ou plusieurs jours comme son réenchantement. Ces deux choses assez différentes sont perçues comme étant un même ensemble pour le commun des mortels : mais les gens adorent les pièces en couleur avec des personnages, alors qu’ils ont beaucoup plus de mal à comprendre le tag.

Le tag est-il fait pour être aimé si c’est une critique de la société ?

Certains vont aimer et d’autres vont être dérangés. Il trouvera peut-être un public auprès de ceux qui ressentent, comprennent son intention et ont envie de changement dans la société, alors qu’il interpelle peut-être des gens plus conservateurs. Il est une forme d’art qui a décidé d’enfreindre la loi. Or, la législation est ce qui régit nos rapports économiques et sociaux, exploitant le social et le vivant au profit de l’économie. La déforestation, l’extinction de certaines espèces animales, les réfugiés politiques, le taux de chômage, sont autant d’indicateurs de ce fait. Si nous avions une structure politique plus épicurienne je pense que le monde n’abouterait pas à de telles extrémités.

Le tag serait-il l’équivalent pour l’image de la Société de ce que la législation donnerait parfois à vivre ? Je prends l’exemple de la prostitution et du porno. Ce sont des violences faites aux femmes, à celles qui les vivent bien sûr, mais également au concept même de femme employée ici au service de l’homme contre de l’argent.  C’est une forme d’esclavage tolérée et un viol rémunéré. Je pense la même chose des mères porteuses, des femmes sans argent qui se trouvent contraintes de louer leur corps, alors que nombre d’enfants vivants n’ont pas de parents. La législation, en construisant le monde, autorise ce genre de fait, comme elle permet le chômage, la mendicité, ou le fait de bombarder un autre pays…

Ne peut-on pas alors voir à travers le tag une volonté de la société de pouvoir modifier un environnement géré par une législation qui n’est pas entièrement au service du vivant ? Les violences énoncées plus haut sont justifiées par la hiérarchie qui instaure les rapports de dominant et de dominé. Peut-on voir dans l’acte de modifier l’espace urbain par une inscription (qui résulte de la même essence qui structure la société : le mot) une volonté d’inverser certaines valeurs hiérarchiques qui placent la population en dessous de l’état, et par la même d’affirmer vouloir participer à l’élaboration du monde ?

C’est vrai qu’il n’est pas forcément commun d’avoir ces deux pratiques et que les gens se spécialisent souvent, mais il y en a aussi qui aiment bien faire un peu de tout : des tags, des trains, des pièces en terrain, des toiles…

Pour tes pièces plus importantes, le choix de la typographie ou des couleurs procède-t-il d’un travail pensé à l’avance sur l’esthétique de la lettre ou est-ce la traduction d’un état d’esprit ?

Mon style se base sur des lettres inspirées de la calligraphie anglaise, assez rondes. Je voulais retrouver dans mes lettres un stéréotype féminin qui s’y accorde, qu’elles soient douces, pas trop agressives ou pointues. Je ne souhaitais pas que face à elles les gens se sentent inquiétés ou dérangés, mal à l’aise comme devant un Basquiat, mais plutôt protégés ou heureux comme devant une Niki de Saint Phalle. Je me demande toujours ce que je veux communiquer au spectateur, tout en recherchant le mouvement.

La lettre d’art est une composition entre des formes rondes, carrées ou pointues. Or, si les formes pointues sont idéales pour donner une dynamique au dessin, je ne voulais pas qu’il y en ait trop, privilégiant la courbe et mettant la pointe, l’angle et la droite au service d’une sensation de bonheur et de douceur. Le choix des couleurs et des éléments va également dans ce sens. Certains sont inhérents au writing, comme les étoiles ou les couronnes.

Il arrive que tu te réappropries aussi ces motifs classiques, transformant par exemple les pointes en plumes de stylo.

Je peux utiliser d’autres types de motifs, comme des pièces de jeu d’échec ou des fleurs. La couronne peut-être comme celle de la reine ou du roi aux échecs avec de petites boules ou croix, mais aussi plus travaillée avec de petits diamants réalistes. Pour les couleurs, je pars parfois de chez moi en ayant uniquement quelques couleurs, d’autres fois j’aborde le mur en freestyle. Il m’arrive assez rarement d’avoir un sketch, sauf s’il s’agit d’un nouveau concept ou que je veux peindre un personnage. En général, j’ai une idée assez vague qui se précise une fois devant le mur.

S’ENGAGER DANS LA RUE

La rue est incontestablement pour toi un espace d’engagement, aussi bien à travers ton blaze (pas fixée dès le tout début mais qui affirme désormais ce côté féminin), ton style, mais aussi ton engagement à travers les collages féminicides. Tu te situes ainsi à la croisée des mondes entre l’Art et le politique.

Quand on en parle comme ça j’ai l’impression que toute l’œuvre que je produis actuellement tourne autour de la féminité, que ce soit à travers le nom, que ce soit la tenue ou l’esthétique. Mais je ne suis pas d’accord avec toi, les collages féminicides n’opposent pas l’Art et la politique, ils sont à la fois art et politique. Depuis les années 70 l’Art a pu rentrer dans les universités à travers cette dimension engagée, ce qui n’est pas nouveau, les avant-gardes ayant souvent un lien certain avec la politique. Les manifestes étaient souvent liés à une ambition d’agencer et que l’Art y occupe une place dédiée. D’autres mouvements ont cherché à construire un monde plus égalitaire en s’inspirant du saint-simonisme.

J’ai rencontré Marguerite Stern, qui ne se considère pas comme une artiste. Je lui ai toujours dit que sa démarche à pourtant toute sa place dans les musées d’Art et je ne serais pas étonnée quand on en verra à Beaubourg. Pourquoi selon moi est-ce de l’Art ? A l’instar des messages politiques de mai 68, une pratique visuelle affichée sur les murs peut prétendre être artistique dès lors qu’elle sort de la communication en série réalisée par un graphiste. Le caractère manuscrit, au pinceau sur papier, peut faire penser à de la calligraphie contemporaine, et le collage s’inscrit dans les codes du Street art, ce qui n’empêche pas d’avoir une dimension politique très forte. Selon moi, il s’agit d’une forme d’art politisée ou d’une forme de politique esthétisée.

Cela pose la question de l’intentionnalité : peut-on faire de l’Art malgré soi ?

La question de l’intentionnalité est cruciale. Peut-être que pour Marguerite Stern l’intentionnalité première est celle de vouloir dire stop. Mais comme elle est issue d’une formation artistique cette dimension ne peut pas être négligée, quand bien même elle ne la revendique pas. Sa priorité n’est pas de vendre mais que son message porte ses fruits afin que cessent les violences faites aux femmes.

La rue est-elle donc pour toi un espace évident d’engagement politique ?

Pour moi oui mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Lorsqu’on se rend vers la rue Saint-Denis et que l’on voit des femmes à qui l’on a piqué leurs papiers, obligées de vendre leur corps, il ne s’agit alors plus d’engagement, mais d’esclavagisme.

Adolescente, j’ai investi la rue avant tout pour m’opposer à la hiérarchie à laquelle j’étais soumise. Notre système tout entier est basé sur une hiérarchie pyramidale : l’homme domine la femme, l’adulte domine l’enfant, l’être humain les animaux. Cela nous permet d’exploiter l’autre : l’homme riche va pouvoir exploiter l’homme pauvre, l’homme pauvre va pouvoir exploiter l’enfant… l’homme de couleur claire pouvait exploiter l’homme de couleur foncée, l’homme de couleur foncée va pouvoir exploiter la femme de couleur foncée… La source du problème est cette hiérarchie des rapports entre dominants et dominés.

Quand j’ai commencé c’était en tant qu’être humain pour demander l’égalité, investir un environnement commun et politique pour affirmer une existence, influer sur le monde, être reconnue et entendue à part entière, égale des adultes et non objet pour lequel tout est décidé. En grandissant, peut-être que mon regard s’est plus porté sur ma condition de femme, sur la façon dont je suis traitée dans le monde. Toutes les problématiques auxquelles sont confrontées les femmes me sont apparues : les différences de salaires, le décalage entre le nombre de femmes aux Beaux-Arts et celles qui peuvent vivre de leur travail artistique. On peut également aller plus loin et regarder le chiffre des femmes victimes de violences conjugales et d’homicides, la traite des femmes, le harcèlement de rue, au travail, les agressions et les viols…

L’IDENTITE DU WRITER

Quel regard portes-tu sur l’illégalité ?

Dans les années 70, les Interventionnistes allaient dans la rue pour modifier l’environnement, à travers des performances s’inscrivant dans une volonté de démocratie directe. En réfléchissant à cela, je me suis dit que les writers faisaient exactement la même chose, se situant dans un héritage que l’on pourrait qualifier de modificationiste. Je trouve qu’il y a une part de démocratie direct dans cet acte de modification à la marge du paysage et de l’environnement urbain.

Au fil du temps tu as développé un véritable personnage, qui questionne la perception habituelle de l’artiste urbain anonyme.

L’anonymat est une des règles du writing, mais je pense que cela m’a parfois embêté de devoir disparaître au profit de l’œuvre, révélatrice d’une absence d’ego. On répète en permanence qu’il y a dans le tag une dimension égocentrique mais pourtant on s’efface en permanence devant la pièce, sans même décliner notre véritable identité. On prend un nom d’emprunt, qu’il s’agisse d’un objet, d’une maladie, d’un personnage mythologique, d’un animal, voire même d’un mot qui n’existe pas. Les peintres qui ne font rien d’illégal sont plus enclins à montrer leur tête car ce n’est pas répréhensible.

Pour ma part, je pense que j’ai toujours été quelqu’un d’assez excentrique mais cette dualité entre anonymat et personnage créé se retrouve fréquemment dans le writing, certains l’incarnant par exemple en portant des masques. Ce n’est pas hors-norme, mais comme je suis une femme mon personnage est lui aussi beaucoup plus féminin que ne peut l’être un masque d’ours ou de psychopathe. La façon dont je suis habillée fait partie de moi, comme ce que je dessine. La mode fait partie inhérente du hip-hop, qui est davantage liée au street-wear qu’à Jean-Paul Gautier. Or, j’ai toujours beaucoup plus aimé les grands couturiers et ce n’est donc pas si improbable que je puisse avoir envie d’intervenir en robe et talons aiguilles. Et là encore l’utilisation du téléphone portable a permis de s’amuser beaucoup plus avec l’image.

Quelle est l’importance du crew dans ta démarche créative ?

Le crew est une chose importante dans le writing. Il témoigne d’une appartenance à un groupe. Comme le disait Aristote : « L’homme est par nature un animal politique. » En tant que femme, être acceptée dans un crew d’hommes comme leur égale est important, peut-être même plus important que de créer le mien.

LE WRITING ET LE TEMPS

Psyckoze parle d’esthétique de l’urgence. Dans quelle mesure ta pratique est-elle influencée par la vitesse de création ?

C’est bien que Psyckoze souligne cette dimension, car on ne pense pas assez à la temporalité de l’acte, bien plutôt à l’aspect éphémère de l’œuvre. Peut-être cette attention concentrée sur l’œuvre est plutôt le fait de commentateurs-spectateurs que de praticiens. Mais on sait depuis Einstein que ’espace et le temps vont de pair : quand tu as deux minutes pour faire une pièce et modifier l’environnement, il faut pour les exploiter au mieux devenir plus rapide, plus alerte, tout en faisant attention à ne pas avoir de problème. Le but est que ce soit beau et que la pièce puisse exister en tenant compte de tous ces paramètres.

Quel est ton regard sur le rapport au temps induit dans la création urbaine, entre son caractère éphémère, la photographie et les réseaux sociaux ?

Les gens pensent que les writers produisent des choses éphémères, mais nous cherchons justement à lutter contre cette éphémérité, notamment en choisissant des endroits spécifiques et difficilement atteignables. Quand on crée dans la rue on souhaite que ça tienne le plus longtemps possible. Effectivement, la vidéo et les réseaux sociaux vont permettre à l’œuvre de résister au passage du temps. D’autres pièces ne sont pas faites pour durer mais pour la performance, pour l’acte lui-même : c’est par exemple le cas de l’action à la station Louvre-Rivoli. Il peut ainsi y avoir un double objectif dans le writing : la lutte contre le temps qui passe, contre le consumérisme ; mais aussi celui de faire une pièce qui sera vue par le plus de monde possible. C’est ce qui la fera vivre le plus longtemps, du moins le plus intensément, luttant par la même contre son éphémérité. Peindre dans des lieux dangereux est aussi une façon de lutter contre la temporalité, celle de notre corps, en ressortant vivant ou sans avoir été arrêtés de ces endroits, comme le métro ou les façades réalisées en rappel ou en varappe. L’arrestation peut aussi constituer une sorte d’éphémérité de l’œuvre d’un peintre qui préférerait ensuite ne plus produire ce genre de modifications de son environnement. En outre, il est beaucoup plus facile d’enregistrer tout ce qu’on produit aujourd’hui qu’à l’époque de l’argentique ou du numérique. Le téléphone est devenu l’objet de base, dont on ne peut se passer. En commençant à traîner sur les réseaux sociaux je me suis ainsi demander comment produire des belles images capables de marquer les esprits.

As-tu l’impression que le writing est un courant artistique ? Comment se positionnerait-il par rapport à l’Art urbain ?

Je pense que le Street art est une période l’histoire de l’Art, au même titre que l’Art moderne ou l’Art contemporain. Ces périodes se suivent et sont délimitées par certaines caractéristiques communes, une nomenclature : l’Art moderne se fonde sur l’utilisation d’objets du réel, Picasso se servant d’allumettes pour sa toile. Pour sa part, l’Art contemporain accumule par exemple les objets pour en faire une œuvre. Avec le Street art on va peindre désormais sur le réel.

J’inclurais le writing dans le Street art car il se passe en extérieur et ne renvoie ni à la Figuration ni à l’Abstraction, mais se positionne comme une nouvelle forme d’expression. Il ne s’agit pas non plus de calligraphie car il fait passer l’écriture dans le domaine de la peinture, par l’utilisation de contours, de surfaces, d’ombres et de lumière, alors que la calligraphie est une technique beaucoup plus codifiée. La lettre est déformée au gré de l’artiste qui s’en saisit.

Prenons l’exemple de l’Abstraction (dont la vraie pionnière est la suédoise Hilma af Klint) : est-ce une partie de l’Art moderne ou nait-elle avec les modernes pour devenir catégorie artistique ? Une fois qu’on répond à cette question on résout le problème du writing : est-ce une forme de représentation du réel qui défie l’espace et le temps ? Dans ce cas cela ne peut pas être considéré comme du Street art mais les writers peuvent s’inscrire parmi les street artistes. Mais si le Street art est un découpage de l’Art alors les writers s’inscriront dans cette période. Je m’inscris à la suite des précurseurs des années 70, qui eux-mêmes s’inscrivent à la suite des lettristes. L’histoire de l’Art n’est pas faite de coupures nettes mais d’éléments qui s’agglomèrent pour devenir de nouveaux objets, comme un système solaire et son agglomération de particules qui s’assemblent pour former autre chose.

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Photographies:  Lady K

Vous pouvez retrouver Lady K sur Facebook,  Instagram.

Entretien enregistré en avril 2021.

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